Ô combien d'écrivains, défiaient de leur plume, tous ces rois dictateurs, écrouant sans vergogne, ces lettrés héroïques, ceux qui par leur courage, bravaient l'oppression. Nul doute nous voulions, élever leurs chef d'œuvres, au panthéon des dieux, ceux de la récompense. Et pourtant non loin d'eux, bataillons d'ouvriers, héritiers des nuées, aux mains noires de suie, revendiquaient mains nues, avec de simples proses, la fin de leur misère. Leurs vociférations, se perdaient dans l'oubli, entre murs insalubres, de leur nouveaux taudis. Ô combien d'ouvriers, paysans et manœuvres, ces damnés d'un exode, ces oubliés mythiques, se dressant révoltés, contre un pouvoir inique, en furent décorés, pour actes héroïques ? L'on consacre et festoie, la journée d'un cancer, d'un beau sein nourricier, et certes moins mortel, que celui bien malin, de notre noir côlon, dont la forme ne peut, défier la beauté, celui du blanc premier. Car les basses besognes, ne sauraient ombrager, cette blancheur laiteuse, ces formes onduleuses, rappelant notre couple, écrivain, ouvrier, ici en notre sein, s'ignorant, intriqués. D'où la moralité: Quand une voix céleste, exprime l'injustice, c'est par cette noblesse, qu'opère la malice, la magie ingénue, de ce sein bien pendu, valant bien une messe, d'un macabre côlon, dont le destin nous tresse, de sombres horizons.
Auteur: Jean-Marc Pauli