Depuis cette aube ocre, d’un sol rance il surgit,
Ce combat incessant, de bannir du Milieu,
Ces dieux omniscients se mouvant parmi nous,
Qui, par leur présence, sans filtre, sans remous,
Aveuglent les Hommes et dissout leur essence.

Et pourtant depuis peu, un nouveau dieu émerge,
Son nom: Etat-Divin, ubique providence,
Beau, omniscient, Imperator sans limite,
Régnant sur terres, sur mers, dans tous les foyers.

Sise à sa droite, une classe sacerdotale,
Jaloux et bigots qui fièrement participent,
A tous les jugements des damnés de la Terre,
Du paradis sur Terre que ces grands seigneurs,
Ivres par leur promesses, perçant droit nos cœurs,
Dirigent par le haut, par leurs pensées magiques.

Superstitieux, infantiles et tragiques,
Ils viennent sur Terre pour nous purifier,
De cette altérité, ô souillure inhumaine,
Une mission sacrée, pour l’Etat-divin.

Vive réaction contre cette pensée,
D’un Dieu très céleste, éloigné de notre Terre,
Qui nous offre par son souffle une altérité,
Vecteur vivant d’une vraie personnalité.

Entre deux gravités, deux pôles opposés,
Entre l’individu et la société,
Se trouve caché dans un maquis dérobé,
L’optimum sacré, invisible et éclairé.